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De Gaulle et le Parti de la Nation Occitane 

Il y a 50 ans le 9 novembre 1970 décédait Charles de Gaulle ancien président de la république française.

Ébranlé par les évènements de mai 1968, il avait fait du référendum du 27 avril 1969 sur le projet de loi relatif à la création de régions et à la rénovation du Sénat son cheval de bataille et avait annoncé que si le non l’emportait, il démissionnerait aussitôt. Désavoué par les électeurs qui votèrent plus contre lui que contre ce projet, il tint parole et se retira de la vie politique.

D’une certaine manière le Parti de la Nation Occitane (PNO) contribua à cette défaite en préconisant la grève du vote autrement dit l’abstention. A nos yeux le projet de loi relatif à la création de régions n’allait pas assez loin dans la définition territoriale de celles-ci et des pouvoirs de décisions qui leur seraient accordées.

Tout au long de sa vie politique Charles de Gaulle fut animé comme il le disait par « Une certaine idée de la France (en tant qu’État) ».

La création du PNO en 1959 est une conséquence de la guerre d’Algérie qui ramena De Gaulle au pouvoir en 1958 à l’issue du référendum sur la constitution de la 5e république.

Pour le PNO, il était important que la France accorde à l’Algérie son indépendance le plus vite possible. Au début des années 1960 quand De Gaulle finit, par réalisme lucide, malgré son probable souhait personnel que l’Algérie demeure française, reconnaitre à l’Algérie le droit à l’auto-détermination. Il savait que la vague de décolonisation des années 1960 dans le monde ne pouvait être arrêtée.

Le PNO, dont le fondateur François Fontan et son secrétaire Jacques Ressaire avaient pendant la guerre d’Algérie aidé le FLN et été emprisonnés pour cette raison, ne pouvait qu’approuver la décision de Charles de Gaulle.

Le PNO était bien le seul dans l’occitanisme de l’époque à avoir cette position et ne parlons pas des partis politiques français parmi lesquels seul le PCF plaidait « courageusement » pour la paix en Algérie et rien de plus.

Il est un autre aspect de la politique gaullienne que le PNO approuva en son temps, il s’agit de la contestation de l’hégémonie américaine sur l’Europe et le monde.

Cela se manifesta :

. Par la sortie de la France du commandement intégré de l’OTAN.

. Par la reconnaissance de la république populaire de Chine en 1964.

. Par le discours de Phnom-Penh du 1er septembre 1966. Un appel au non alignement par rapport aux deux super puissances de l’époque les USA et l’URSS.

 De Gaulle c’était aussi l’opposition à l’entrée de la Grande Bretagne dans le Marché Commun en 1963 et 1967. Celle-ci ayant une conception de l’Europe se résumant à une vaste zone de libre-échange.

Force est de constater que de 1973 à 2019 la Grande Bretagne donna raison à De Gaulle en étant toujours un pied dedans, un pied dehors et en décidant de quitter l’Union européenne à l’issue du référendum de 2016 sur le Brexit..

Cependant de Gaulle était pour l’Europe des « patries » et contre le fédéralisme européen. Le PNO, quant à lui, est resté longtemps hostile à l’intégration européenne mais se prononce aujourd’hui pour une construction européenne raisonnable où les nations sans État seraient reconnues.

Il souhaite que l’Union européenne accepte comme membres l’Écosse et la Catalogne si elles accèdent à l’indépendance.

Le PNO étant ethniste il ne pouvait que se réjouir du discours de De Gaulle le 24 juillet 1967 s’écriant « Vive le Québec Libre » depuis le balcon de la Mairie de Montréal.

Pour De Gaulle, avoir « une certaine idée de la France » signifiait une France indépendante, libre et souveraine. Ce qu’il préconisait pour la France il le souhaitait aussi pour toutes les autres nations excepté celles qui étaient et qui sont toujours incluses dans l’Ėtat-Nation français dont l’Occitanie.

Le PNO a aussi « une certaine idée de la France ».

Une France sans le Pays flamand, sans la Bretagne, sans l’Occitanie, sans le Pays basque nord (ou Iparralde), sans la Catalogne nord, sans la Corse, sans l’Alsace, sans la Guadeloupe, sans la Martinique, sans La Guyane, sans la Kanaky et sans la Polynésie. 

Une France qui perdrait les colonies citées plus haut mais qui resserrerait ses liens naturels avec le Val d’Aoste, avec les cantons de la Suisse romande, avec la Wallonie et avec le Québec.

Parti de la Nation Occitane

17 novembre 2020

 

De Gaulle : Vive le Québec libre !

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Tag(s) : #Actualités

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