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Israël-Palestine, réponse à Riss de Charlie Hebdo
 

"L’annexion du bonheur"

RISS · MIS EN LIGNE LE 22 JUILLET 2020 · 

PARU DANS L'ÉDITION 1461 . Charlie Hebdo

 

Avant quelques rappels utiles, un peu de sémantique.

     "Annexion" et "Cisjordanie" sont des termes impropres. Il ne saurait y avoir annexion puis qu'il s'agit de territoires occupés bien avant les Arabes ou Palestiniens selon leur appellation locale par les Hébreux (terme plus juste qu'Israéliens) qui ne les ont jamais complétement quittés après l'occupation arabe à partir du 7e siècle. Ces territoires historiques ont un nom : Judée Samarie. Plutôt que d'annexion, on devrait parler de récupération.

     Faut-il s'en réjouir ? Oui d'un point de vue ethniste qui considère que les Hébreux historiquement chassés de leur territoire historique ont le droit de le récupérer même des siècles après l'avoir perdu. Bien sûr, nous ne contestons pas que ce soit un drame pour les Palestiniens qui occupent une partie de ce territoire depuis des générations. Le Parti de la Nation Occitane en tient compte en se prononçant pour un compromis territorial au terme d'une négociation entre Hébreux et Arabes. Un compromis territorial unilatéral a déjà eu lieu avec l'abandon de la bande de Gaza par Israël en 2005. Mais jusqu'ici toutes les négociations chapeautées par les USA ont échoué en raison de l'intransigeance de l'Autorité palestinienne qui ne transige pas sur l'exigence de retour aux frontières de 1967, ce qui évidemment est inacceptable pour tout gouvernement israélien si disposé à la paix qu'il soit.

     Les Accords de paix d'Oslo en 1993 ont pu laisser croire qu'on s'acheminait vers une paix définitive mais la seconde Intifada de 2000 (après celle de 1987) a douché ces espoirs. Sans parler du Hamas seul au pouvoir à Gaza qui rêve toujours de jeter les Juifs à la mer. Pour négocier, il faut être deux et les Palestiniens pratiquent la politique de la chaise vide. S'ils ne pratiquent plus guère la violence aveugle (assassinats et attentats), c'est surtout en raison du succès de la politique sécuritaire de la police et de l'armée israéliennes. Ce n'est pas parce qu'ils y ont renoncé. Alors "annexion" ou pas, les Palestiniens majoritairement ne veulent pas la paix et le gouvernement israélien et l'opinion publique israélienne lassés d'attendre sont tentés de prendre définitivement le contrôle de la Judée Samarie ou soi-disant Cisjordanie. Le soutien des autres pays de la grande nation arabe qui leur était jusqu'à récemment acquis, n'est plus que de façade et le soutien aux Palestiniens dans les pays occidentaux ne fait plus recette sauf dans les enclaves musulmanes de nos banlieues et chez les islamistes.

     S'il y a quelque chose à déplorer c'est que les Palestiniens 72 ans après la création de l'État d'Israël n'aient pas encore compris que les Hébreux ne vont pas s'en aller et leur céder la place. Tant pis pour eux! Ils auraient pourtant tout intérêt à faire la paix.

 

JP Hilaire

coprésident du PNO

24 juillet 2020

 

Rappels

Israël

 

La position du Parti de la Nation Occitane sur Israël et plus spécialement sur le conflit israélo-palestinien que nous préférons définir comme conflit entre les Hébreux et les Arabes de Palestine, lui a été souvent vivement reprochée au nom du très politiquement correct soutien à la lutte de soi-disant libération nationale du « peuple » palestinien. Les deux textes de référence sur le sujet sont :

La nation hébreue (ou Israël) (1979) de François Fontan et Israël en l'an 2000 (1993) de Jean-Louis Veyrac qui sont consultables sur http://ethnisme.ben-vautier.com/

L’analyse de Jean-Louis Veyrac est la plus récente publiée dans le Lugarn. Elle tranche par rapport à celle de François Fontan en 1979 puisque elle prône un compromis territorial entre Hébreux et Arabes qui aura forcément lieu un jour ou l’autre. Il n’est plus question que les Hébreux récupèrent l’intégralité de leur territoire historique. Mais il est aussi peu probable qu’un État palestinien soit créé sur la base des frontières de 1967. La grande nation arabe est morcelée et la création d’un État arabe palestinien la morcellerait encore davantage. Nous n’y sommes pas favorables mais pouvons-nous nous y opposer si la paix entre Arabes et Hébreux est à ce prix ? Il est pour l’instant utopique de prôner l’unité de la nation arabe si divisée sur le plan tribal et même religieux (Sunnites, Chiites et Chrétiens).

Une précision d’importance : on nous reproche d’être pro-sionistes. Nous assumons cette position car pour nous le sionisme est le mouvement national hébreu. Pour nous ethnistes, être sioniste, c’est tout simplement être pour l’existence de l’État d’Israël sur les territoires historiques des Hébreux, dans la mesure du possible, avec  des frontières sûres et internationalement reconnues, même si c’est au prix d’un compromis territorial pour assurer la paix entre les Hébreux et les Arabes.  Ce n’est pas un renoncement. La paix est préférable à cet éternel conflit et, vu le développement de l’État hébreu, elle serait synonyme de prospérité pour tout le proche et moyen Orient.  Autre précision, nous ne soutenons pas un gouvernement israélien particulier ou une tendance politique israélienne particulière. Nous soutenons le droit à l’existence d’Israël. Ceci précise le critère 3 « Le nationalisme du P.N.O se définit comme la lutte pour l’indépendance et l’intégrité territoriale de toutes les nations du monde, sans aucune exclusive ni restriction. Par exemple, à côté de la grande nation arabe qui va de l’Iraq au Maroc, le P.N.O reconnaît et défend la nation israélienne dans son droit à vivre sur les territoires historiquement hébreux. Ceci étant, il appartient à tous les peuples et à eux seuls de définir leurs relations de voisinage. » parmi les 8 critères d’adhésion au P.N.O qui sont rappelés dans chaque numéro du Lugarn.

 

 

Israël @PNO Veyrac Jean-Louis

Israël @PNO Veyrac Jean-Louis

Tag(s) : #Actualités, #international
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