En direct de l’Estivada, vendredi 29 juillet 2011
"Ségo en
campagne"
La Setmana et Midi Libre l’avaient annoncé, Ségolène
Royal est venue hier à Rodez et à l’Estivada. Officiellement, sa visite s’effectuait, selon son entourage, en tant que présidente du Conseil Régional de Poitou Charentes et avait pour but de
rencontrer le maire et les élus locaux ainsi que les élus occitanistes et les représentants des associations culturelles occitanes présentes. L’Estivada y a gagné l’engagement de la Région
Poitou-Charentes comme partenaire institutionnel. Elle était aussi venue pour se promener dans l’enceinte de l’Estivada et assister au concert du soir. Difficile de ne pas la voir au milieu d’une
petite marée humaine avec son look vestimentaire très étudié et son visage illuminé de Madonne. On était proche de la bousculade pour la filmer ou la prendre en photo. Elle est passée rapidement
sans s’arrêter à un moindre stand non sans se faire traiter de manière très audible de démago par un occitaniste alors que d’autres et non moins des moindres étaient plutôt dans une attitude de
quasi adoration. Qui peut sérieusement croire qu’elle n’était pas en campagne pour la primaire socialiste et que ce n’était pas la réponse de la bergère au berger, François Hollande, récemment
promu citoyen d’honneur d’Occitanie a la fête de la Rose de Barbairan (Aude) ?
Avant l’élection de François Mitterrand en 1981, le Parti Socialiste nous avait gratifié de l’excellent « la France au pluriel » plein de propositions qui n’ont jamais été suivies d’effet. Nul doute que les promesses de la gauche au monde culturel occitan vont pleuvoir dans la perspective de ratisser nos voix pour la présidentielle de 2012.
Le Parti de la Nation Occitane n’y croit pas et de toutes façons veut aller beaucoup
plus loin. Les conseillers régionaux occitanistes élus en mars 2010 se rendent compte des limites de leur action dans le rapport de forces actuel. David Grosclaude, conseiller régional de la
Région Aquitaine, veut créer un ou plusieurs mouvements régionaux occitans rassemblant les occitanistes de toutes tendances, encartés ou non, pour concurrencer les partis politiques traditionnels
avec comme première perspective de monter des listes aux élections municipales de 2014. Sans renoncer à son identité et à son action en tant que parti pour l’émancipation de la nation occitane,
le P.N.O dit chiche.
A notre stand de l’Estivada, nous argumentons avec de très nombreux Occitans sur leur identité et sur l’avenir de l’Occitanie , nous distribuons le dépliant « Occitanie
libre » et le Lugarn. Nous ne parlons pas de l’élection présidentielle de 2012.
JP Hilaire, co-président du P.N.O