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Un des articles en Français :
État palestinien : une fausse « bonne idée »
Le 23 juillet 2025, le Parlement israélien (Knesset) a adopté, par 71 voix contre 13, une motion prônant l'annexion de la Judée et de la Samarie.
Le 24 juillet 2025, le président de la République française a annoncé que, lors de la prochaine Assemblée générale des Nations unies, en septembre, la France allait reconnaitre un « État palestinien ».
Le Parti de la Nation Occitane pense que c’est une fausse « bonne » idée.
Il considère que l’appellation de « Cisjordanie » pour le territoire légitimement revendiqué par Israël en « Palestine » est inappropriée, et qu’il est d’autant plus impropre de considérer que cette « Cisjordanie » serait « occupée » (ou « colonisée »), en adoptant le vocabulaire de la partie arabe dans ce conflit. Il s’agit en effet de territoires historiquement peuplés par les Hébreux ‑ et leurs ancêtres, les Israélites ‑ bien avant l’arrivée des Arabes, qui ont peuplé et colonisé ce territoire, alors que les Hébreux étaient victimes d’une longue succession de dominations militaires et politiques, ‑ allant, à plusieurs reprises, jusqu’à leur expulsion ‑ par les empires Assyrien, Babylonien, Perse, les royaumes hellénistiques, les empires Romain, Byzantin et Ottoman.
Apparu au XIXe siècle dans la diaspora hébreue en Europe, en même temps que de nombreux mouvements nationaux, le sionisme est lui aussi un mouvement nationaliste, qui renoue avec la longue tradition des aspirations au retour vers le territoire d’Israël, pour y reconstituer un foyer national, un État.
Cette aspiration est encouragée par le délabrement de l’empire Ottoman, qui s’effondre à la suite de la première guerre mondiale. Elle semble soutenue par l’empire Britannique, qui, par la déclaration Balfour, en 1917, se prononce pour l’établissement d’un « foyer national juif » en Palestine.
Toutefois, les Anglais ne donneront pas à cette déclaration la suite logique qui aurait été de soutenir la constitution d’un État indépendant hébreu dès leur prise de possession de Jérusalem en 1917 : ils ont préféré administrer eux-mêmes la Palestine et les territoires voisins, au-delà du Jourdain ‑ la « Transjordanie », soit directement ‑ par mandat de la Société des Nations, puis de l’O.N.U. ‑, soit par l’intermédiaire d’un royaume arabe, dirigé par la dynastie ‑ vassale ‑ des Hachémites, sous protectorat anglais jusqu’en 1946.
Cette duplicité anglaise a conduit à la scission du mouvement sioniste entre les partisans d’une politique « conciliatrice », collaborant avec les Anglais, et les sionistes « révisionnistes , luttant contre les Anglais ‑ qui interdisaient l’immigration hébreue ‑ en Palestine, pour pouvoir établir un État hébreu indépendant, sur les deux rives du Jourdain.
Cette politique a abouti en 1947 au retrait de la Grande-Bretagne, à l’adoption par l’O.N.U. d’un ‑ premier ! ‑ plan de partage en deux États, ‑ hébreu et arabe, sur la rive occidentale du Jourdain ‑.
Ce plan fut immédiatement rejeté par les États arabes voisins ; ceux-ci envahirent Israël (qui venait de proclamer son indépendance), et connurent diverses défaites en 1948-1949, jusqu’à des « accords d’armistice ».
La « guerre d’indépendance » a ainsi abouti au contrôle par Israël d’une partie du territoire de la mer au Jourdain.
Entre 1948 et 1967, la Cisjordanie (Judée Samarie, West Bank) ainsi que la partie Est de Jérusalem est contrôlée par la Jordanie.
En 1967, à la suite de la Guerre des 6 jours, Israël réunifie Jérusalem et occupe Gaza, le Sinaï, la Cisjordanie et le Golan. Il se retire du Sinaï après les accords de Camp David en 1978 entre Begin et Sadate, et de Gaza en 2005.
Si l’annexion de la Judée et de la Samarie, votée par la Knesset, devient une réalité, il restera pour les Israéliens l’épineux problème de la gestion de la population arabe qui est majoritaire sur le territoire ainsi constitué.
Cette annexion vise clairement à empêcher la création d’un État palestinien dont on peut penser qu’il exigerait d’englober la Cisjordanie et la bande de Gaza et d’établir sa capitale à Jérusalem (Est).
Les Israéliens échaudés par le pogrom du 7 octobre 2023 rejettent massivement la solution dite des deux États que préconisent les pays arabes et la majorité des pays du monde.
Outre le droit pour Israël de récupérer ses territoires historiques, les conditions pour la création éventuelle d’un État palestinien à l’issue de négociations entrainant des compromis territoriaux ne sont pas remplies.
Les Arabes ne veulent pas la paix.
Pour négocier il faut être deux.
Un tel État, impossible à démilitariser, constituerait une machine de guerre contre Israël.
Vu la déliquescence de l’Autorité palestinienne, il risquerait de tomber aux mains du Hamas auquel l’armée israélienne a porté des coups terribles mais qu’elle n’a pas réussi à éliminer.
L’objectif du Hamas reste clair : la destruction d’Israël remplacé par une Palestine arabo-musulmane du « fleuve à la mer » sans la moindre présence juive.
C’est la garantie d’une guerre éternelle entre Hébreux et Arabes.
Soutenir la création d’un État palestinien dans les circonstances actuelles c’est soutenir l’impérialisme arabe sur les territoires historiques des Hébreux.
Les Arabes disposent déjà de vingt-trois États.
Ils n’ont pas besoin d’un vingt-quatrième.
Il serait plus judicieux que la Jordanie et l’Égypte et le reste des États arabes passent des compromis territoriaux avec Israël pour intégrer les Arabes palestiniens même si telle n’est pas leur volonté actuellement.
Quant à la France, au lieu de prôner un État de Palestine illégitime et dangereux, elle ferait mieux de balayer devant sa porte et d’accorder l’autonomie aux Corses et une indépendance pleine et entière à la Canaquie et à la Polynésie dite « française ».
Le Parti de la Nation Occitane réaffirme sa solidarité non avec un gouvernement israélien de quelque tendance qu’il soit mais avec l’État d’Israël et la diaspora juive dans le monde en butte à un antisémitisme virulent sur les réseaux sociaux, dans les médias et sur les campus.
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